|
|
|||
|
Maurice.
|
119
|
||
|
|
|||
|
ci-devant repréfentée en françois fur Ieur théâtre de l'hôtel de Bourgogne (1). Dans chaque fcène un acteur parle tout haut, les autres lui répondent par des geftes dans certains endroits et dans d'autres lui répondent tout haut, après que l'acteur qui vient de parler s'cft retiré dans une des couliffes d'où, dans le même inftant, il -effort et reparoît fur le théâtre pour continuer tout haut, comme il fait, la fuite du difcours qui forme la pièce ct repréfente la comédie fuivie en fon entier, la plupart defdits acteurs parlant chacun à fon tour haut, quoique feul, dans chaque fcène, ne laiffe pas d'interpréter tout haut la fcène muette de l'autre acteur, ce qui compofe une comédie fuivie de fon dénouement. Dont et de quoi nous avons dreffè le préfent procès-verbal.
Signé : de Beaumont.
(Archives titi Comm., n' 441s-)
|
|||
|
|
|||
|
V
L'an 1707, le mercredi 28- jour de feptembrc, du matin, en l'hôtel de nous Mathieu de Beaumont, etc., font venus fieurs Georges-Guillaume Lavoy ct Antoine Duboccage, comédiens du Roi, tant pour eux que pour leurs confrères, qui nous ont requis de nous tranfporter cejourd'hui dans les jeux quc tient la veuve Maurice à la foire St-Laurent pour leur donner acte des repréfentations de comédies qu'elle fait faire fur fon théâtre et en dreffer procès-verbal pour leur fervir et valoir ce que dc raifon.
Signé : Lavoy; Duboccage.
En conféquence, fommes ledit jour tranfporté, fur les cinq heures dc relevée, dans le préau dc la foire St-Laurent, où étant, fommes entré dans le jeu de ladite veuve Maurice, à préfent femme du fleur de Martinengue, qu'avons trouvé rempli de monde. Après le jeu et danfe de corde, on a levé une toile et s'eft fait fur Ie théâtre un changement de décoration ; plufieurs acteurs et actrices ont paru fous les noms dc Don Juan, d'Arlequin faifant le rôle dc Sganarelle, Pierrot le commandeur, et autres, qui ont joué et repréfente la comédie intitulée : le Festin de Pierre, qui nous a paru être un précis dc la même que les comédiens françois ont repréfentée fur leur théâtre. Dans chaque fcène un acteur parle tout haut, les autres lui répondent par des geftes et des fignes de tête dans certains endroits et dans d'autres lui répondent tout haut après que l'acteur qui a parlé haut s'eft retiré dans une des couliffes d'où, dans le même inftant, il reffort et reparoît fur Ie théâtre
|
|||
|
|
|||
|
(1) Cette piece, de Remy et Chaillot, est en effet une imitation de la pièce représentée par les comédiens italiens, le 5 mars 1684, ct 1-i s- trouve imprimée dans le tome Ier du Thèdtre-Ilalieu, de Gbérardi.
|
|||
|
|
|||